Australia 2018 : Episode 2, l’Auberge

Pour voyager à bas prix, rien de tel que de loger dans une auberge de jeunesse. Les prix défient souvent toute concurrence. Par contre, il faut savoir s’accommoder de quelques petits détails…

Mon auberge s’appelle Pint on Punt, et est donc située à St Kilda, au sud de Melbourne CBD. Clé en main, sac sur le dos, me voilà donc en ce lundi soir en train de monter péniblement les escaliers qui mènent au premier étage. J’ai la chambre numéro 2, partagée avec six autres filles.

Peu habituée à dormir en hostel (le petit nom anglais des auberges de jeunesse), j’ai été assez surprise en poussant la porte de la chambre et en découvrant le bazar sans nom qui y régnait, entre les sacs, valises, la nourriture, les affaires de toilettes qui trainaient partout. J’ai marqué un temps d’arrêt, et me suis aussitôt fait interpellée par une jeune fille avachie dans un lit en hauteur. « Salut, tu viens d’où, t’es là pour combien de temps ? Le lit libre c’est celui là-bas. Oh tu viens juste d’arriver en Australie, génial ! Tu vas rester à Melbourne ou bouger ? Tu vas trouver un travail ? By the way, je m’appelle Natalia. »

Balbutiant des réponses basiques au flot de questions qui m’est tombé dessus, je tente tant bien que mal de trouver une place pour mon sac en échangeant quelques infos avec Natalia.

Toilettes et salles de bain sont dans le couloir, à partager avec le reste de l’étage. Je me cale rapidement (et difficilement) sur la couchette du haut et me change. Les autres lits de la chambre sont vides pour le moment, mais leurs occupantes ne doivent pas être loin car leurs affaires sont toutes là. Mais je suis fatiguée et n’ai pas l’intention de les attendre ! Cette fois-ci, c’est la bonne, au dodo !

Les lits sont particulièrement peu confortables et je sens les ressorts du matelas me rentrer dans le dos. Peu importe, je suis trop fatiguée pour faire la fine bouche. Au bout d’un moment, j’entends distraitement les autres rentrer, mais je suis déjà à moitié endormie et n’ouvre pas les yeux.

Les heures passent, et je me réveille finalement, en pleine forme. La pièce est sombre, et les autres dorment profondément. Mais quelle heure est-il ? …3.00 a.m., affiche mon téléphone. Arf. Le décalage horaire, forcément. En France, il est 13h, ça fait une sacrée grasse mat’ ! Mais il faut absolument que je me rendorme, ou je vais être décalée toute la semaine. Malheureusement mon cerveau n’a pas l’air du même avis que moi. Je me change les idées sur internet, j’envoie quelques messages, j’écoute de la musique, je vais marcher un peu dans le couloir… Rien n’y fait. Je suis désespérément réveillée. J’arrive parfois à somnoler un peu, mais ce n’est pas pareil. Les heures paraissent longues, et presque toute ma batterie de téléphone y passe.

snapchatpint

Le petit déjeuner est de 8h à 10h, je me force à attendre 8h30 pour me lever et descendre dans le bar. Là-bas, je récupère un bol que je remplis de lait et de céréales et me fait chauffer un toast à la confiture de fraise. Un peu maigre comme petit dej’, mais on fera avec. Je remonte ensuite dans la chambre, avec l’objectif de faire un point sur mon programme des prochains jours. La plupart des filles sont déjà parties. Où ? Aucune idée. J’allume mon ordinateur et commence à faire une liste des choses à faire rapidement. A ma grande joie, rien de très urgent. En fait, je peux faire ce que je veux. Pour une fois, je suis totalement libre de chacun de mes faits et gestes, de l’heure à laquelle je mange, je dors… D’ailleurs en parlant de ça, je commence à fatiguer. Il est midi (22h en France), je ne peux pas dormir maintenant ! Et puis finalement je cède. Je n’ai pratiquement pas dormi de la nuit, je peux m’accorder une sieste de deux heures. C’est mon premier jour après tout, et j’ai besoin de récupérer. Je ferme les yeux et m’endors.

Finalement, ce jour-là, je ne suis pas sortie dehors avant 15 ou 16h. Ne sachant pas où aller, j’ai donc marché au hasard dans les rues de St Kilda, jusqu’à tomber sur la plage, après avoir contourné le lac d’Albert Park sur toute sa longueur et être à moitié morte de soif (l’art de marcher des heures sous 30°C sans bouteille d’eau).

Rentrée à l’hostel après un rapide casse-croute, je vais enfin pouvoir discuter et faire connaissance avec mes roomates (colocataires). Natalia est slovaque, Diana est américaine, Laura et Elina sont allemandes. Il y a aussi Sam, qui va partir en road-trip dans les jours qui viennent. Toutes sont très gentilles, et je discute avec elles, tout en sachant qu’elles ne deviendront pas mes nouvelles meilleures amies pour autant. Certaines vont partir, d’autres vont rester. Elina est ici depuis plus d’un mois. Héloïse, une Française arrivée le lendemain, ne restera que 3 jours. Pour ma part, je suis ici pour un peu plus de deux semaines. De jolies rencontres, éphémères, le temps d’une partie de carte ou d’un verre de vin. Ainsi va la vie en auberge de jeunesse.

A suivre

Une réflexion au sujet de « Australia 2018 : Episode 2, l’Auberge »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s