Australia 2018 : Episode 1, le grand départ

 

4 mars 2018. Déjà ? Je n’ai pas vu le temps passer. Pourtant, ça y est, le grand jour est arrivé. Aujourd’hui, je quitte la France pour partir vers l’inconnu.

4h00, le réveil sonne. Les bagages ont été achevés la veille, ne reste plus qu’à se préparer et à partir pour l’aéroport.

« Tu es sûre d’avoir tout ce qu’il te faut ? » me demande ma mère, qui m’y accompagne en voiture.

Bien sûr. J’ai tout vérifié cinquante fois, dévorée par le stress que j’essaie de camoufler et fatiguée par mon rhume attrapé la veille. Comme par hasard. J’agrippe mon grand sac-à-dos, ma mère se saisit du petit, et nous nous mettons en route. Il n’y a presque personne. Normal, je suppose, à cette heure. Pendant le trajet, je suis comme absente, mon esprit s’égare mais ne parvient pas à se fixer sur une idée précise. A cet instant, je ne suis pas excitée, ni triste, ni heureuse, encore moins inquiète. Je suis simplement seulement en attente.

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A 6 heures, on se gare dans le parking de l’aéroport Charles de Gaulle. Le stress commence un peu à monter, mais tout va bien. L’avion décolle dans moins de deux heures, mais je ne panique pas, mon expérience des aéroports me souffle que j’ai encore largement le temps. L’enregistrement de mon sac se fait rapidement, après que ma mère l’a photographié sous toutes ses coutures. J’en profite pour demander une place hublot à l’agent. WINDOW SEAT FOREVER !, comme dirait un grand voyageur que je suis depuis quelques temps.

Entre-temps, mon père nous a rejoint. Il est bien plus stressé que moi et vérifie sans cesse qu’il ne me manque rien ! Je le vois bien à leur regard, mes parents sont émus. Leur petite fille s’en va pour un temps indéterminé, à l’autre bout du monde ! Je les rassure comme je peux, même si je sais que je ne pourrais pas effacer leur inquiétude.

Petit déjeuner rapide à Starbucks, et vient le moment de passer la douane. Les adieux, les yeux qui brillent, les embrassades s’échangent assez rapidement et me voilà seule, en route pour une nouvelle aventure ! Par la fenêtre de l’aéroport, le soleil commence à se lever, étendant ses rayons orangés sur les pistes froides. Un petit sourire flotte sur mes lèvres, et je décide de prendre ça pour un bon présage. Je traverse les différents contrôles et m’installe sur un siège en attendant l’heure d’embarquer. Tout à coup, je suis pressée de découvrir ce qui m’attends, à commencer par le bel avion de Qatar Airways ! Un dernier message pour rassurer tout le monde, et c’est parti.

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Snap de départ ! 😉

Le vol vers Doha se déroule parfaitement bien. L’avion n’est pas rempli, à ma grande joie, et j’ai obtenu mon siège hublot ! La jeune femme qui est installé à côté de moi est indienne et très sympathique. Nous discutons un peu avant de retourner chacune à nos affaires. Un siège vide entre nous deux nous permet de nous installer tout à fait confortablement, et la compagnie met à notre disposition films, jeux, musiques ou informations sur le vol sur l’écran tactile en face de nous. Personnellement, je préfère utiliser ma propre musique et je me tourne vers la fenêtre pour suivre le décollage. Je compte passer la majorité du trajet à dormir et regarder dehors, de toute façon. Mon moment préféré ? Le passage des Alpes italiennes. C’est magique de les voir depuis une telle altitude !

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Au bout d’environ 5h de vol, nous atterrissons à Doha. Il est 13h40 en France, 15h40 au Qatar. Mon prochain avion n’est pas avant 21h, mais, ne pouvant sortir de l’aéroport en aussi peu de temps, je décide de passer la douane immédiatement et d’aller m’installer près de la porte d’embarquement, presque déserte. En passant, je profite du duty free pour me racheter un chargeur de téléphone puisque celui que j’ai pris à la maison ne marche pas bien, je me suis trompée lorsque je l’ai récupéré. Ensuite, je passe le temps sur mon ordinateur et en lisant, après avoir appelé mes parents pour les rassurer : je suis toujours vivante, et dans le bon pays !

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Le second vol se déroule à peu près comme le premier, à ceci près que l’avion est plus rempli et surtout… plus grand ! Il y a même un étage supérieur pour les passagers de la classe affaire ! J’aimerais bien y jeter un œil mais l’hôtesse me dirige rapidement vers ma place. Le système d’écran est le même que dans l’avion précédent, et je reprends ma routine. Dès que le décollage est passé, je décide donc d’utiliser ma meilleure technique anti-ennui : le sommeil.

Finalement, au bout d’un long trajet de 13h, nous arrivons à 10h le lendemain matin, heure qatari. Il va falloir se réveiller rapidement, car en Australie… il est déjà 18h ! Dans l’avion, on nous a distribué des petites feuilles à remplir pour la douane. N’ayant rien à déclarer, je me dépêche de sortir pour récupérer mon sac.

OK, me voilà sur le sol autralien. C’est maintenant que tout commence réellement. Brusquement, je me sens perdue. Où dois-je aller, que dois-je faire ? Je me secoue. Il ne me reste qu’à changer mon argent et trouver un moyen de me rendre à l’auberge de jeunesse. Malheureusement, le dernier bus pour St Kilda était à 16h. Tant pis, je décide donc d’en prendre un pour le centre de Melbourne et de voir sur place. Peut-être pourrais-je y aller à pied ? L’hôtesse qui me donne mon billet rigole. « Oh no, you can’t ». Ah bon. Pourtant ça n’a pas l’air si loin sur la carte… C’est si grand que ça Melbourne ?

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Mon bus me dépose à Southwest Station, et je me fis au plan que j’ai pris en photo sur mon téléphone pour me diriger dans la bonne direction. Au bout de 20 minutes, constatant que je n’ai pas fait la moitié du chemin, je me résous à appeler un taxi. Tant pis pour ma fierté, et puis, j’ai déjà marché sur une partie du trajet, ce n’est  donc pas si cher, finalement !

Arrivée à l’auberge, je m’aperçois que la réception est close depuis 16h. Mais l’établissement possède le grand avantage d’être situé dans un bar, qui lui est loin d’être fermé ! Je me fais rapidement repérer par un jeune homme qui travaille ici et me donne ma clé et toutes les infos utiles dont je pourrais avoir besoin. Malgré sa gentillesse, je me fiche complètement de ses explications. Là, tout de suite, je ne veux qu’une chose : dormir !

J’attendrais demain pour découvrir ma maison de deux semaines !

A suivre

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